Tapez « bimedia office » et vous tomberez sur une dizaine de pages qui promettent toutes « +31 % de panier moyen en 3 mois ». Même chiffre, même formulation, aucune étude citée. Voilà le problème : le logiciel existe, mais l’information utile est noyée sous du contenu recopié.
Bimedia Office est la suite de gestion des commerces de proximité éditée par Orisha. Elle réunit l’encaissement, le catalogue produits, les comptes clients professionnels, la fidélité et le pilotage de l’activité dans un seul logiciel, certifié NF525 depuis 2017. Elle équipe environ 7 800 commerces en France, selon les chiffres de l’éditeur.
Ce guide ne vend rien. Il décrit les modules qui existent, les cas où la solution est surdimensionnée, et les postes de dépense absents du premier devis. Mis à jour en novembre 2026.
Points clés
- Bimedia Office n’est pas un produit distinct de « Bimedia » : c’est la même suite vendue sous deux appellations.
- Le vrai discriminant n’est pas le prix, c’est le nombre de flux métier que vous gérez.
- Aucun tarif public. Le devis se construit ligne par ligne, et six coûts arrivent après la signature.
- Sur un commerce généraliste sans référentiel métier, une caisse classique coûte moins cher pour un résultat équivalent.
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Sommaire
- Qu’est-ce que Bimedia Office exactement ?
- Les six modules qui composent Bimedia Office
- Ce que Bimedia Office ne fait pas
- Combien coûte Bimedia Office en 2026
- Les six coûts que le devis ne montre pas
- La grille des quatre flux
- Bimedia Office par métier, trois cas concrets
- Ce que vous ne trouverez pas ailleurs
- Questions fréquentes
Qu’est-ce que Bimedia Office exactement ?
Bimedia Office désigne le logiciel de gestion commerciale conçu pour les commerces de proximité : bureaux de tabac, presse, boulangeries, bars, restaurants, fleuristes, primeurs. Il tourne sur des terminaux tactiles et couvre la vente comme l’administration du point de vente.
Le flou vient du nom. L’éditeur, Orisha, communique sous l’appellation « Bimedia ». « Bimedia Office » est le nom employé par les revendeurs et par la majorité des pages qui parlent du produit. Trois expressions circulent pour la même chose.
| Appellation courante | Ce qu’elle désigne |
|---|---|
| Bimedia | La suite logicielle complète, nom utilisé par l’éditeur |
| Bimedia Office | La même suite, appellation commerciale côté revendeurs |
| Caisse Bimedia | Le terminal tactile sur lequel le logiciel tourne |
Un détail surprend : bimedia.fr n’est pas le site officiel. Le domaine affiche aujourd’hui une page de revente. La documentation se trouve sur orisha.com, et un site qui se présente comme « le portail officiel Bimedia » sans être sur ce domaine mérite un doute.
L’éditeur annonce plus de 20 ans d’activité, 20 000 terminaux en service et 95 % de clients satisfaits. Ce dernier chiffre est autodéclaré, sans méthodologie. Un argument commercial, pas une mesure indépendante.
La certification NF525, elle, se vérifie. Elle a été obtenue en 2017 auprès de l’AFNOR et couvre l’obligation d’inaltérabilité, de sécurisation, d’archivage et de conservation des données de vente. Le certificat se retrouve depuis l’espace client. Notre page sur la caisse enregistreuse Bimedia détaille ce que ce certificat couvre et ce qu’il laisse de côté.
Les six modules qui composent Bimedia Office
L’argument de vente est le « tout-en-un ». C’est en partie vrai, à condition de savoir ce que contient le « tout ».
1. Le catalogue et les référentiels métier. C’est le vrai différenciateur. Les produits tabac, presse, vape et librairie sont préchargés depuis les référentiels fournisseurs. Vous créez une référence en quelques secondes au lieu de saisir un code-barres, un prix et une TVA. Sur un bureau de tabac qui référence plusieurs milliers d’articles, l’écart de saisie est énorme.
2. L’encaissement. Interface tactile, liaison avec le terminal de paiement, transfert de panier d’une caisse à l’autre, gestion multi-employés avec droits différenciés, tickets en attente. Point important : l’encaissement continue en cas de coupure réseau. Le mode hors ligne n’est pas un bonus, c’est une nécessité quand la box tombe un samedi de rush.
3. Les comptes clients professionnels. Facturation hebdomadaire ou mensuelle, impression groupée des factures de la période, historique d’achats en un clic, prix remisés par compte. Ce module vise les clients récurrents : entreprises, chantiers, collectivités, revendeurs.
4. La fidélité. Remises rattachées au client, historiques d’achat exploitables, et un catalogue de plus de 250 services partenaires intégrés à la caisse (recharges, jeux, abonnements). Sur un tabac-presse, ces commissions pèsent souvent plus lourd que la marge sur le tabac.
5. Le pilotage. Tableau de bord avec chiffre d’affaires, panier moyen, marge et meilleures ventes, consultable depuis les terminaux. Suivi des marges réelles contre les marges théoriques, ce qui fait remonter les écarts de casse, de démarque ou d’erreur de prix. Export comptable selon des modèles prédéfinis ou personnalisés.
6. Le multi-boutique. Vue consolidée de plusieurs points de vente depuis une seule interface, avec remontée des indicateurs par magasin. Utile à partir de deux établissements. En dessous, le module ne sert à rien.
Deux réserves. Les modules ne sont pas tous inclus : ils s’activent à la carte, et la facture suit. Les fonctionnalités varient aussi selon la version déployée. Exigez la liste écrite des modules activés avant de signer.
À retenir
La suite tient sa promesse d’intégration sur un point précis : les référentiels métier et les services intégrés. Le reste existe chez tous les concurrents.
- Le préchargement des produits tabac, presse et vape est le seul avantage difficile à répliquer.
- Les 250 services partenaires sont un levier de revenu, pas une fonctionnalité de confort.
- Les modules se facturent séparément : listez-les par écrit dans le devis.
Ce que Bimedia Office ne fait pas
Les pages commerciales oublient toujours cette partie. Voici les limites documentées, et celles qu’il faut faire préciser.
Pas de tarif public. Aucun prix n’est affiché par l’éditeur, ni abonnement, ni licence. Tout passe par un devis, donc par un rendez-vous commercial. Ce n’est pas anormal dans le matériel professionnel, mais cela vous prive de comparaison directe.
Pas d’essai en ligne. Vous ne pouvez pas tester le logiciel avant de vous engager. La démonstration se fait avec un commercial, sur un jeu de données préparé. Ce n’est pas une prise en main avec votre catalogue.
Pas d’installation libre sur n’importe quel ordinateur. L’offre se vend avec le terminal. Le logiciel seul, installé sur un PC existant, n’est pas le mode d’achat mis en avant. Si vous espériez recycler votre matériel, éclaircissez ce point au premier échange.
Pas d’autonomie sur le paramétrage initial. Création du catalogue, des familles, des taux de TVA et des règles de remise : tout passe par un technicien. Comptez une intervention, pas un formulaire.
Une limite à vérifier au cas par cas : la facturation complexe. Les comptes pros couvrent la facturation périodique classique. Si vous facturez à l’affaire, avec plusieurs conditions de règlement et des acomptes, demandez une démonstration sur vos propres documents. Le module peut suffire. Il ne faut pas le supposer.
Combien coûte Bimedia Office en 2026
L’éditeur ne publie pas de grille tarifaire. Tout devis se construit sur cinq lignes, et c’est leur combinaison qui fait le prix final.
| Ligne du devis | Ce qu’elle contient | Marge de négociation |
|---|---|---|
| Matériel | Terminal tactile, imprimante, tiroir-caisse, TPE | Moyenne sur le terminal, faible sur le TPE |
| Licence ou abonnement | Droit d’usage par caisse, au mois ou au contrat | Réelle sur la durée, pas sur le prix unitaire |
| Modules métier | Tabac, presse, boulangerie, bar, fidélité, multi-boutique | Forte si vous en prenez plusieurs |
| Mise en service | Paramétrage, reprise du catalogue, formation | Faible, souvent offerte en fin de négociation |
| Services | Assistance, maintenance, interventions | À vérifier : le niveau inclus est rarement le niveau utile |
La question à poser n’est pas « combien ça coûte » mais « combien ça coûte sur 60 mois, matériel et services compris ». Un devis sur 36 mois avec un terminal à racheter en fin de période ne se compare pas à un contrat de 60 mois tout inclus. Demandez les deux, mettez-les côte à côte. Notre analyse du prix et du contrat du logiciel de caisse Bimedia entre dans le détail des clauses.
Le coût par caisse compte aussi. Un commerce avec deux points d’encaissement paie deux licences, parfois deux jeux de modules. Le ratio se dégrade vite quand l’activité est saisonnière et que la seconde caisse tourne trois mois par an.
Les six coûts que le devis ne montre pas
Personne ne chiffre cette partie avant la signature. Elle représente pourtant plusieurs centaines d’euros par an.
- Le terminal de secours. Une caisse en panne un samedi, c’est une journée de chiffre d’affaires. Soit vous gardez l’ancien matériel, soit vous payez l’intervention en urgence. Les deux coûtent, aucun n’apparaît au devis.
- Les périphériques oubliés. Imprimante d’étiquettes pour le réassort, second écran client, scanner supplémentaire en période de fêtes. Ils se rajoutent après l’installation.
- La reprise des données. Catalogue, clients, historique de ventes. Selon le format de votre ancien système, la reprise est incluse, facturée ou impossible. Posez la question avant.
- La formation et son renouvellement. Une journée pour l’équipe en place ne couvre pas le turnover d’un commerce de proximité, qui tourne souvent avec des étudiants et des extra.
- Les modules activés en cours de route. Vous démarrez sans la fidélité, vous la voulez au bout de six mois. Le module se rajoute au tarif du moment, pas au tarif négocié.
- La sortie. Durée d’engagement, préavis, format de restitution des données. Un contrat de 60 mois résilié à 30 coûte souvent le solde.
La check-list des six coûts différés tient en une phrase : demandez le coût total sur cinq ans, matériel, modules, services et sortie compris. Un fournisseur qui hésite à le chiffrer par écrit vous donne déjà une information.
La grille des quatre flux pour savoir si vous en avez besoin
Avant de comparer les prix, faites ce test. Dix minutes suffisent pour éviter un contrat surdimensionné. Notez chaque flux de 0 à 2 selon la complexité réelle de votre activité.
| Flux | Question à se poser | Score 0 | Score 2 |
|---|---|---|---|
| Marchandise | Vos produits viennent-ils de référentiels métier ? | Catalogue créé à la main | Référentiels fournisseurs à synchroniser |
| Fiscal | Avez-vous des contraintes au-delà de la NF525 ? | TVA standard | Prix imposés, presse, jeux, traçabilité |
| Financier | Facturez-vous des professionnels avec paiement différé ? | Clients particuliers | Comptes pros, encours, facturation périodique |
| Client | Vendez-vous des services annexes ? | Produits seulement | Recharges, jeux, commissions à suivre |
Total sur 8. En dessous de 3, un logiciel de caisse généraliste suffit et coûtera moins cher. Entre 3 et 5, la solution se discute : demandez une démonstration sur vos deux flux les plus lourds. À partir de 6, l’intégration des référentiels et des services change votre quotidien, et le surcoût se justifie.
Cette grille est un filtre, pas une garantie. Elle évite le cas le plus fréquent : un commerce généraliste qui signe une suite métier pour n’utiliser que l’encaissement.
Bimedia Office par métier, trois cas concrets
Le même logiciel ne donne pas les mêmes résultats selon l’activité.
Tabac-presse. C’est le terrain historique de l’éditeur. Le gain vient de la synchronisation des prix imposés du tabac, de la gestion des invendus de presse et du suivi des commissions. Quand un prix change par décret, la mise à jour doit se propager sans ressaisie. Un bureau qui gère 3 000 références et quatre familles de presse n’a pas d’équivalent crédible ailleurs.
Boulangerie-pâtisserie. Les fonctions utiles sont les formules, les fiches de production et les invendus. Point de vigilance : la production se pilote souvent sur un cahier ou un tableur, en parallèle du logiciel. Tant que ce doublon existe, le gain de temps reste partiel. Demandez comment les fiches remontent dans l’outil.
Bar-café. L’encaissement mobile et la gestion des tables décident de tout. Sur une terrasse, encaisser à table change le service. Limite connue : sur une salle avec commandes complexes et envois en cuisine, un logiciel spécialisé restauration reste plus direct. Notre guide de mise en service de la caisse Bimedia traite le paramétrage de ces configurations.
Un point commun aux trois : la valeur dépend autant du paramétrage que du logiciel. Un catalogue mal arborescé produit un encaissement lent, quel que soit l’éditeur.
Reprise de données et mise en service
Les commerciaux annoncent « opérationnel en une semaine ». C’est possible quand rien ne bloque. L’enchaînement réaliste tient en six étapes.
- Audit de l’existant, une demi-journée. Matériel, logiciel sortant, format des données. C’est l’étape que les commerçants sautent, et celle qui provoque les retards.
- Devis et commande, une à trois semaines. Délai commercial, pas technique. C’est le moment de négocier la mise en service et la formation.
- Reprise du catalogue, deux à cinq jours. Familles, import, vérification des TVA. Sur un tabac-presse, comptez le haut de la fourchette.
- Paramétrage et installation, deux journées. Remises, moyens de paiement, comptes pros, droits employés, puis formation de l’équipe présente.
- Double fonctionnement, une à deux semaines. Ancien et nouveau système en parallèle, pour détecter les écarts avant de basculer.
Total réaliste : trois à six semaines entre la commande et le fonctionnement nominal. Un projet lancé en décembre est un projet mal lancé.
Ce que vous ne trouverez pas ailleurs
Trois constats tirés de l’analyse des dix premières pages de Google sur cette requête.
Premier constat, les chiffres sont copiés. La promesse « +31 % de panier moyen en 3 mois » apparaît à l’identique sur au moins trois sites distincts, dont deux la mettent dans leur titre. Une autre page annonce « -37 % de ruptures en 6 mois » et un panier moyen passant de 16 à 21 euros. Aucune ne cite d’étude, de période d’observation, ni de nombre de commerces suivis. Un chiffre sans échantillon n’est pas une donnée, c’est un slogan. Et quand le même chiffre circule sur des sites différents sans source commune, la conclusion est simple : personne ne l’a mesuré.
Deuxième constat, le produit est mal nommé. Sur dix pages, aucune ne signale que « Bimedia Office » et « Bimedia » désignent la même suite, ni que le site officiel est orisha.com. Résultat : des commerçants cherchent un produit qui n’existe pas sous ce nom dans la documentation de l’éditeur.
Troisième constat, aucune page ne dit quand la solution est surdimensionnée. C’est pourtant la question qui coûte le plus cher. Un fleuriste qui vend 80 références n’a pas besoin d’un référentiel tabac. Il paie des modules qui ne se déclencheront jamais.
D’où les deux outils de cette page, réutilisables tels quels : la grille des quatre flux pour décider en dix minutes, et la check-list des six coûts différés pour négocier. Elles valent plus que n’importe quel tableau comparatif, parce qu’elles portent sur votre commerce et pas sur un classement générique.
Questions fréquentes
Bimedia Office est-il gratuit ?
Non. Aucune version gratuite n’existe, et l’éditeur ne publie pas de tarif. Le logiciel se vend sous forme de licence ou d’abonnement par caisse, complété par des modules et des services. Le prix dépend du nombre de terminaux et des modules activés, d’où le passage obligatoire par un devis.
Quelle différence entre Bimedia Office et Bimedia caisse ?
Aucune différence de produit. « Bimedia Office » est l’appellation commerciale de la suite de gestion, « caisse Bimedia » désigne le terminal sur lequel elle tourne. Les deux se vendent ensemble, ce qui entretient la confusion.
Bimedia Office fonctionne-t-il sans Internet ?
Oui pour l’encaissement. Le logiciel enregistre les ventes en cas de coupure réseau, puis synchronise au retour de la connexion. Les fonctions qui dépendent du cloud, comme la vue consolidée multi-boutique ou certaines mises à jour de référentiels, exigent une connexion.
Faut-il un terminal Bimedia pour utiliser Bimedia Office ?
En pratique, oui. L’offre est construite autour du terminal fourni par l’éditeur ou son revendeur. L’installation du logiciel seul sur un ordinateur existant n’est pas le mode d’achat mis en avant. Si vous voulez conserver votre matériel, posez la question avant le devis.
Peut-on récupérer ses données en cas de résiliation ?
La question se tranche avant la signature. Demandez le format d’export (fichier structuré ou PDF), le délai de mise à disposition et le coût éventuel. Un éditeur qui répond « on s’en occupe » sans préciser le format ne s’engage sur rien.
Bimedia Office est-il certifié NF525 ?
Oui. La certification a été obtenue en 2017 auprès de l’AFNOR et couvre l’inaltérabilité, la sécurisation, l’archivage et la conservation des données de vente. Le certificat est consultable depuis l’espace client, dont la procédure est décrite dans notre guide de connexion au portail Bimedia.
Alors, Bimedia Office ou pas ?
La réponse tient à un seul critère : la part de votre activité qui repose sur des référentiels métier et des services intégrés. Un tabac-presse, une boulangerie avec formules, un bar avec jeux et recharges : la suite se justifie, parce que le coût de la ressaisie manuelle dépasse celui du logiciel.
Un commerce généraliste, une boutique de vêtements, un fleuriste avec un catalogue court : la grille vous donnera moins de 3 sur 8. Dans ce cas, une caisse classique fait le travail pour moins cher, et la NF525 reste accessible ailleurs.
Le vrai piège n’est pas le prix affiché. C’est le contrat de 60 mois signé sans avoir chiffré les six coûts différés, ni posé la question de la sortie. Deux devis, un tableau sur cinq ans, un appel au support un samedi matin : vous en saurez plus qu’après trois rendez-vous commerciaux.



